Baisse du taux de Flex + Augmentation du nb de jours de présence = Détérioration des conditions de travail => Départ de salariés ?

Baisse du taux de Flex + Augmentation du nb de jours de présence = Détérioration des conditions de travail => Départ de salariés ?
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Depuis plusieurs mois, la direction enchaîne des décisions qui dégradent nos conditions de travail : réduction des espaces via le Flex Office, recul du télétravail sans équité, fermetures de sites et suppressions de postes déguisées. Cette baisse artificielle du taux d’occupation des locaux sert aujourd’hui de prétexte à une stratégie immobilière aberrante et à une réduction assumée des effectifs. Moins de salariés, moins d’espaces, plus de pression : ce ne sont pas des contraintes, mais des choix. Face à cette politique, nous devons nous organiser et exiger des conditions de travail dignes et négociées.

Baisse du Flex, hausse des jours de présence :

une dégradation organisée des conditions de travail

Depuis plusieurs mois, un mouvement clair se dessine : la baisse progressive des effectifs.
Cette diminution n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une suite cohérente de décisions qui dégradent durablement nos conditions de travail.

Une stratégie construite étape par étape

Tout a commencé avec la mise en place du Flex Office, entraînant une réduction des surfaces de travail.
Puis, la direction a opéré un recul sur le télétravail, sans équité entre les salarié·es. Il faut le dire clairement : tout le monde ne bénéficie pas de 3 jours de télétravail.

Conséquence directe :

  • La généralisation du télétravail sur une partie du périmètre a fait chuter artificiellement le taux d’occupation des sites ;

  • Cette baisse est aujourd’hui utilisée pour justifier des projets immobiliers aberrants portés par la DGSI :

    • suppressions d’espaces,

    • fermetures de sites,

    • disparition des SG OBS.

Présentée comme une “optimisation”, cette stratégie n’est en réalité qu’un prétexte construit de toutes pièces.

Une hypocrisie assumée

Ironie de l’histoire : il y a quelques années, les représentants du personnel alertaient sur les risques du télétravail généralisé.
Aujourd’hui, la direction instrumentalise les effets du télétravail qu’elle a elle-même encouragé pour accélérer la réduction des espaces de travail.

👉 Une véritable schizophrénie organisationnelle.

Réduction des effectifs : une stratégie masquée

Parallèlement, on observe depuis plusieurs mois :

  • une hausse des ruptures conventionnelles,

  • une augmentation des licenciements.

Quand les départs “volontaires” ou contraints se multiplient, ce n’est jamais un hasard.
Cela confirme une orientation claire : réduire la masse salariale sans l’assumer publiquement.

Les conséquences pour les salarié·es

Toutes ces décisions forment une politique d’ensemble :

  • moins de salarié·es,

  • moins d’espaces,

  • moins de droits,

  • plus de pression sur celles et ceux qui restent.

Résultat concret sur le terrain :

  • équipes qui se vident,

  • charges de travail qui explosent,

  • stress permanent,

  • sentiment d’insécurité généralisé.

👉 Cette trajectoire n’est pas une fatalité. Ce sont des choix politiques.


Nos revendications

Face à cette situation, nous exigeons :

  • une politique de télétravail stable, équitable et négociée ;

  • des espaces de travail suffisants et adaptés aux missions réelles ;

  • une mutuelle réellement protectrice ;

  • une transparence totale sur les départs, restructurations et licenciements ;

  • une négociation immédiate sur les conditions de travail et les risques psychosociaux.

Si nous ne réagissons pas maintenant, la réduction des effectifs et des espaces se poursuivra, et nos conditions de travail continueront de se dégrader.

👉 C’est le moment de se mobiliser. C’est le moment de faire bloc.


Suppression des astreintes SDC : promesses non tenues et mépris du dialogue social

La suppression des astreintes de l’équipe SDC, désormais confiées à un prestataire externe à bas coût, a privé les collègues d’un complément de salaire essentiel, sans aucune prise en compte de l’impact sur leur pouvoir d’achat déjà fragilisé.

Des engagements non respectés

Dès septembre, la direction avait promis une “récompense” pour compenser cette perte.
Depuis :

  • aucune mesure,

  • aucune visibilité,

  • aucun engagement concret.

En février 2025, les salarié·es concerné·es ont signé une pétition.
Malgré cela, aucune solution n’a été proposée.

Des CSE sans réponses

  • CSE du 25 septembre : le DRH évoque des “repositionnements” ou des “compensations au cas par cas”.

  • Dans les faits :

    • repositionnement des 19 salarié·es,

    • aucune compensation,

    • aucune avancée concrète.

  • CSE du 20 novembre :

    • refus de répondre aux questions,

    • aucune explication sur le non-respect des engagements,

    • mépris des déclarations préalables CGT OBS, en contradiction totale avec l’accord sur le dialogue social.

Face à ces refus persistants, la CGT OBS continuera à déposer des déclarations préalables tant qu’aucune action concrète ne sera engagée.

Pendant que la direction temporise, les salarié·es perdent :

  • du revenu,

  • de la reconnaissance,

  • de la confiance.

👉 La CGT OBS ne lâchera rien.

Nous exigeons :

  • une compensation claire et équitable pour toutes et tous ;

  • des réponses transparentes ;

  • un véritable respect du dialogue social, pas seulement dans les discours.


Stratégie immobilière : quand l’écologie sert d’alibi

En Comité Groupe France, la direction se félicite de la réduction des surfaces au nom de l’empreinte carbone, tout en ignorant volontairement le transfert de l’impact environnemental vers les domiciles des salarié·es en télétravail.

👉 Cela ressemble fortement à du Orange Washing.

La densification extrême des espaces est présentée comme une amélioration de la qualité de vie au travail, à coups de “beaux espaces”.
Mais ce dont les salarié·es ont besoin, ce sont des espaces adaptés aux missions réelles, notamment pour le travail au téléphone et en visioconférence.

👉 Une hypocrisie de plus.


Pétition télétravail OBS

❌ Contre la décision arbitraire de limiter le télétravail à moins de 3 jours pour la majorité des salarié·es.

📢 Soyez nombreuses et nombreux à signer la pétition :
👉 https://msurvey.orange.com/PetitionTTOBS

📚 Sources et références

https://msurvey.orange.com/PetitionTTOBS
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