Une accumulation de facteurs de stress ignorés
Les risques psychosociaux ne sont pas le fruit du hasard. Ils résultent d’une combinaison de facteurs organisationnels, relationnels et individuels. Dans le cas présent, plusieurs éléments sont mis en avant :
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Management excessivement dur, perçu comme intimidant
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Pression constante sur les résultats et surcharge de travail
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Réception de mails agressifs ou incendiaires
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Menaces verbales et pratiques de dévalorisation
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Manque de reconnaissance professionnelle
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Autonomie limitée malgré des responsabilités élevées
Ces pratiques, lorsqu’elles s’installent dans la durée, fragilisent profondément la santé mentale des salariés et dégradent le climat social.
Les 12 facteurs de risques psychosociaux : un signal rouge allumé
Le document met en lumière les 12 facteurs de risques psychosociaux reconnus, parmi lesquels :
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l’organisation du travail,
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les conditions d’emploi,
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les pratiques managériales,
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la communication interne,
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le soutien social,
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le climat social,
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les conflits de valeurs,
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l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle.
Lorsque plusieurs de ces facteurs sont réunis et que aucune action de prévention sérieuse n’est engagée, les conséquences peuvent être graves : stress chronique, épuisement professionnel, désengagement, voire burn-out.
Une direction jugée complice et laxiste
Face à ces constats, la CGT dénonce une direction passive, accusée de fermer les yeux sur des pratiques managériales nocives. Plus grave encore, le syndicat demande l’ouverture immédiate d’une enquête à l’encontre du DPO, estimant que son rôle de prévention et de protection des salariés n’est pas assumé.
Cette situation pose une question centrale :
quels sont réellement les moyens de prévention des risques psychosociaux mis en œuvre par Socotec ?
RSE et valeurs d’entreprise : un décalage inquiétant
L’entreprise communique largement sur sa Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et sa marque employeur (EVP). Pourtant, selon les représentants du personnel, la réalité vécue par les salariés contraste fortement avec ces discours.
La RSE ne peut se résumer à un argument financier ou d’image. Lorsqu’elle devient une simple “Réelle Source d’EBITDA”, déconnectée des conditions de travail réelles, elle perd tout son sens.
Donner la parole aux salariés
Dans ce contexte, les salariés sont encouragés à témoigner de leurs conditions de travail, notamment via des plateformes publiques comme Indeed. Ces retours constituent un indicateur précieux du ressenti terrain et permettent de rendre visible ce qui reste trop souvent ignoré.
Se mobiliser pour défendre ses droits
Face à la montée des risques psychosociaux et à l’absence de réponses concrètes, la CGT appelle les salariés à se mobiliser, s’informer et se syndiquer. Défendre ses droits, c’est aussi refuser la banalisation du stress, des pressions et des atteintes à la dignité au travail.
Le message est clair :
le mal-être au travail n’est ni une fatalité, ni un dommage collatéral acceptable de la performance économique .