Seul, on est rien ! Ensemble, on peut tout !
Tant que nous nous bornerons à comparer les salarié·es ayant un même emploi, nous n’éliminerons pas réellement les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes. Le Code du travail impose l’égalité salariale pour un travail de valeur égale.
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Les débats actuels au niveau de la branche portent principalement sur la nouvelle grille de classification. Une première phase de discussions a concerné la révision des emplois repères des différents secteurs couverts par la convention collective. Les échanges ont également débuté autour d’un projet de nouvelle grille de critères classants.
Si la majorité des organisations patronales semblent jouer le jeu du dialogue social, deux d’entre elles — le CENT (traduction) et le SNPA (hôtessariat) — refusent toute contradiction. Pour ces organisations, le dialogue se limite à un monologue, rendant toute recherche de consensus particulièrement difficile.
Le débat met également en lumière les inégalités salariales, notamment dans les emplois à forte concentration féminine. À titre d’exemple, une infirmière (Bac+3) débute avec une rémunération de 1 890 €, tandis qu’un développeur informatique (Bac+2) perçoit 2 830 € (source ONISEP). Cette situation contrevient au Code du travail, notamment aux articles L.3221-2 et L.3221-4, qui imposent l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.
L’évolution technologique du secteur a par ailleurs entraîné la disparition de certains emplois repères, provoquant un déclassement des emplois restants. Le patronat propose de réduire le nombre de degrés des critères classants, ce qui aurait pour effet de diminuer la reconnaissance des savoir-faire et de tirer les rémunérations vers le bas.
Deux éléments renforcent les inquiétudes :
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La suppression de toute prise en compte de l’expérience professionnelle et du temps d’adaptation à l’emploi.
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L’absence totale de référence aux diplômes ou aux niveaux de l’Éducation nationale, laissant l’évaluation des compétences à la seule appréciation de l’employeur.
Pour la CGT, le niveau de diplôme constitue un indicateur objectif indispensable. Il est essentiel pour lutter efficacement contre la sous-valorisation des emplois féminisés et contre les inégalités salariales. Face à ces enjeux, la mobilisation collective dans les entreprises devient indispensable pour éviter le déclassement des emplois et défendre une grille de rémunération juste.
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Bulletin CGT – Fédération des Sociétés d’Études
Décembre 2025 – Bulletin n°148
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