Une CGT à l’offensive pour des conquêtes sociales

Introduction:

Depuis notre dernier congrès, le contexte politique et économique a évolué et avec lui, les luttes et les initiatives qui viennent renforcer la détermination et l’engagement de celles et ceux qui composent la fédération.

Les sujets et les enjeux n’ont pas manqué : le gouvernement a maintenu et accéléré ses attaques contre les droits des travailleur·se·s malgré une forte résistance (contre la réforme des retraites).

La crise inflationniste récente n’est que la manifestation de la prédation du capital. Mais ses conséquences sont, à l’autre bout, pour les travailleur·se·s, violentes : perte de pouvoir d’achat, dégradation des services publics, emploi fragilisé, dégradation des conditions de travail et de vie, etc.

Le gouvernement, toujours prompt à mettre en place les conditions qui satisfont le patronat, enchaîne les réformes sociales agressives contre tous nos conquis sociaux obtenus par la lutte. Ainsi, la réforme des retraites a été imposée par un énième 49-3 au mépris d’une longue mobilisation de 14 journées de manifestations atteignant jusqu’à 3 millions de personnes et du rejet toujours actuel et massif de la classe travailleuse.

En plus des retraites et de la paupérisation de celles et ceux qui ont cotisé toute leur vie de travail, à rebours des tendances sociétales, le gouvernement impose un allongement du temps de travail aussi bien à travers l’élévation de l’âge de départ légal à la retraite que, de manière indirecte, avec les largesses concédées aux patrons concernant les dépassements d’horaires ou encore les organisations de travail atypiques.

De toute part, le travail est attaqué : emploi, salaire, temps de travail, protection sociale, assurance-chômage etc.

L’objectif visé est un recul des droits pour toujours satisfaire le capital. Ces mesures viennent creuser les inégalités et accentuent la précarité, la vulnérabilité, notamment des femmes qui sont les plus assujetties au temps partiel et aux carrières hachées.

Tous les peuples dans le monde font les frais de ces logiques de prédation qui ont des conséquences néfastes pour les femmes, les hommes et l’environnement. Des conditions de vie toujours plus dégradées se conjuguent avec restriction des libertés, remise en cause de toute dignité et dérèglement climatique.

La course au profit se traduit par des attaques contre les garanties collectives et les quelques libertés démocratiques que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à supprimer partout dans le monde.

Cette course à l’échelle planétaire épuise les ressources naturelles et met en danger la planète, ou plutôt l’avenir de ses habitants et des générations futures tant le capitalisme mondialisé conduit à une transformation toxique de l’habitat que constitue notre planète pour les êtres humains.

La guerre en Ukraine a mis au jour eu le mérite de mettre au jour de la manière la plus crue qui soit la prédation capitaliste à l’œuvre sur le partage des richesses de l’Ukraine entre les deux anciennes – mais toujours très actives – super puissances mondiales.

Le génocide du peuple palestinien et le niveau de destruction inégalé de la bande de Gaza, privant volontairement deux millions de personnes, dont un million d’enfants, des moyens de subsistance les plus élémentaires, renvoie aux peuples du monde l’image saisissante de la violence et de l’inhumanité dont se rend coupable ce système, le gouvernement israélien et les gouvernements qui le laissent faire.

La France est complice de ce génocide, et nos entreprises travaillent bien souvent pour des acteurs majeurs de l’armement Français (Thales, MBDA, Dassault, Safran, etc.) qui fournissent des systèmes à Israël pour fabriquer ses bombes, par la suite larguées sur les hôpitaux, les écoles ou les camps de réfugié·es.

Nous devons nous opposer, dans nos entreprises, contre cette guerre montée de toute pièce avec pour but l’éradication des Arabes vivant en Palestine, et les conquêtes territoriales au Proche Orient par un état colonial.

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