Dans le numéro 351 du bulletin « L’En’robé », la Fédération CGT des Sociétés d’Études dénonce l’opposition de l’organisation patronale UPSA à l’extension d’un accord visant à améliorer la retraite supplémentaire des salariés des cabinets d’avocats.
Un accord sur la retraite supplémentaire remis en cause
Lors de la Commission paritaire permanente de négociation, d’interprétation et de conciliation du 2 octobre 2026, les organisations syndicales, notamment la CGT, ont vivement contesté la position de l’organisation patronale UPSA, représentant principalement les grands cabinets d’avocats et les cabinets d’affaires.
Un avenant avait pourtant été conclu le 26 juin 2026 à l’accord du 2 juillet 2025 relatif à la mise en place d’un Plan d’Épargne Retraite (PER) obligatoire dans la branche.
Cet avenant devait permettre de renforcer les droits des salariés en matière de retraite supplémentaire et de sécuriser le financement du dispositif.
L’opposition de l’UPSA dénoncée par les syndicats
Par courrier du 10 septembre 2026, l’UPSA a officiellement notifié son opposition à l’extension de cet avenant.
La CGT critique cette décision, d’autant que des concessions avaient déjà été accordées pendant les négociations. Selon le bulletin, l’accord avait été aménagé afin que la douzaine de très grands cabinets adhérents à l’UPSA ne soient pas contraints de l’appliquer.
Malgré ces compromis, l’organisation patronale a choisi de s’opposer à son extension, une démarche que la CGT considère comme contraire à l’esprit d’un dialogue social constructif.
Une réponse commune des organisations syndicales
Face à cette situation, les organisations syndicales réunies en intersyndicale ont adressé une réponse argumentée au ministère du Travail.
Elles contestent les justifications patronales et dénoncent les méthodes employées dans les négociations, rappelant l’importance du principe de bonne foi dans le dialogue social.
La CGT déterminée à défendre les droits des salariés
La Fédération CGT des Sociétés d’Études affirme sa volonté de poursuivre son action pour garantir la pérennité de la retraite supplémentaire des salariés des cabinets d’avocats.
Elle entend défendre le financement du dispositif et obtenir des garanties collectives permettant de préserver les droits sociaux des salariés de la branche.