Dans le numéro 350 du bulletin « L’En’robé », la Fédération CGT des Sociétés d’Études revient sur les négociations de branche du 26 juin 2026 concernant les salaires, la prévoyance et la retraite supplémentaire des salariés des cabinets d’avocats.
Des négociations salariales jugées insuffisantes
Lors de la Commission paritaire permanente de négociation, d’interprétation et de conciliation (CPPNIC), les discussions salariales n’ont pas permis d’obtenir les avancées attendues par la CGT.
La Fédération critique la signature, par certaines organisations syndicales, d’un accord salarial qu’elle juge insuffisant pour compenser l’inflation et éviter le tassement des rémunérations.
La CGT rappelle que de nombreux salariés de la branche perçoivent moins de 2 000 euros bruts mensuels et réaffirme sa volonté de poursuivre les négociations pour obtenir de véritables augmentations salariales.
Un accord sur la retraite supplémentaire
La réunion a également permis d’aborder la prévoyance et la retraite supplémentaire, deux dispositifs essentiels à la protection sociale des salariés des cabinets d’avocats.
La CGT souligne les difficultés rencontrées lors du rapprochement des anciennes conventions collectives des salariés des cabinets d’avocats et des avocats salariés, qui avait notamment entraîné une réduction importante du dispositif de retraite supplémentaire.
Un nouvel accord permet désormais d’améliorer les droits des salariés, tant en matière d’accès à la retraite supplémentaire que de montants susceptibles d’être versés.
Il prévoit notamment la possibilité pour certains cabinets, en particulier les petites structures, de revenir à des niveaux de cotisations plus favorables.
La signature de l’accord et la convention Kerialis
La Fédération CGT des Sociétés d’Études annonce avoir signé cet accord ainsi que la convention de gestion de Kerialis, afin de concrétiser les améliorations obtenues en matière de retraite supplémentaire.
La CGT poursuit ses revendications
Si la CGT considère cet accord comme une avancée pour les droits sociaux des salariés, elle maintient ses revendications concernant les salaires et le pouvoir d’achat.
La Fédération entend poursuivre les négociations afin d’obtenir une meilleure reconnaissance du travail et des rémunérations adaptées aux réalités économiques de la branche des cabinets d’avocat