Dans un communiqué intersyndical publié le 23 octobre 2026, les cinq organisations syndicales UNSA, CGT, CFDT, FO et CFTC dénoncent l’absence d’avancées sociales dans la branche des salariés des commissaires de justice et des commissaires-priseurs.
Des négociations salariales dans l’impasse
Lors de la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du 14 octobre 2026, les organisations syndicales ont engagé des discussions sur la revalorisation des minima conventionnels et la mise en place d’une aide exceptionnelle face à la hausse des prix du carburant et de l’énergie.
Les syndicats soulignent les conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés, notamment la hausse des cotisations de complémentaire santé annoncée pour 2027.
Trois revendications rejetées par le patronat
Les organisations syndicales ont formulé plusieurs propositions :
- La renégociation des coefficients conventionnels inférieurs à 103 % du SMIC au 1er juillet.
- L’attribution d’une prime exceptionnelle de carburant de 600 euros pour l’ensemble des salariés.
- Une augmentation de 5 % de la valeur du point pour compenser l’inflation.
Selon le communiqué, ces trois propositions ont été rejetées par les représentants patronaux, sans contre-proposition concernant la revalorisation du point.
Le pouvoir d’achat au cœur des revendications
Les organisations syndicales considèrent que l’urgence doit porter sur les salaires et la préservation du pouvoir d’achat. Elles critiquent la volonté patronale de privilégier les négociations sur la retraite supplémentaire et le nouveau régime de prévoyance.
Une mobilisation intersyndicale unitaire
Face au blocage des discussions, l’intersyndicale a refusé de poursuivre l’examen des autres points de l’ordre du jour et a quitté la séance.
Les cinq organisations syndicales exigent que la prochaine réunion, prévue le 4 novembre 2026, soit exclusivement consacrée aux négociations salariales.
Ce communiqué réaffirme leur volonté commune d’obtenir des avancées concrètes en matière de rémunération et de défendre les intérêts des salariés de la branche.