Dans le numéro 330 du bulletin « Perspectives », publié en juillet 2026, la Fédération CGT des Sociétés d’Études revient sur les négociations concernant les minima conventionnels et la transition écologique dans la branche des bureaux d’études.
Des négociations salariales toujours bloquées
Après le départ des organisations syndicales de la table des négociations lors de la réunion du 24 juin 2026, la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du 9 juillet 2026 n’a pas permis de trouver un accord sur la revalorisation des salaires minima conventionnels.
Les organisations patronales ont présenté de nouvelles propositions, notamment un salaire minimal de branche fixé à 1 905 € brut et des augmentations mensuelles allant de 40 à 90 € selon les classifications ETAM et ingénieurs et cadres (IC).
Une perte de pouvoir d’achat estimée à 13 %
La CGT dénonce des propositions insuffisantes face à l’inflation. Selon le bulletin, l’absence de revalorisation de la grille salariale depuis 2022 aurait entraîné une perte de pouvoir d’achat de près de 13 %.
Le syndicat estime que les augmentations proposées ne permettent pas de compenser cette perte et critique l’attitude des représentants patronaux, accusés de vouloir imposer un accord sans véritable négociation.
Un accord sur la transition écologique
La réunion du 9 juillet a également porté sur les négociations relatives à la transition écologique, engagées depuis près de deux ans dans la branche.
La CGT souligne plusieurs avancées obtenues dans cet accord, notamment :
- La prise en compte des enjeux de biodiversité.
- L’intégration des problématiques liées à l’intelligence artificielle.
- L’introduction d’indicateurs de suivi de l’empreinte numérique.
- Une meilleure prise en compte des responsabilités environnementales des entreprises et de leur chaîne de valeur.
Bien que cet accord reste insuffisant sur plusieurs points, la Fédération CGT des Sociétés d’Études a décidé de le signer, considérant qu’il constitue une première avancée.
La CGT poursuit ses revendications
La Fédération annonce qu’elle restera attentive à la mise en œuvre de l’accord sur la transition écologique et continuera de défendre une véritable revalorisation des minima conventionnels afin de préserver le pouvoir d’achat des salariés des bureaux d’études.