Dans le numéro 331 du bulletin « Perspectives », publié en septembre 2026, la Fédération CGT des Sociétés d’Études revient sur les négociations de branche concernant les minima conventionnels, l’intéressement, la formation professionnelle et l’intelligence artificielle.
Des négociations salariales toujours dans l’impasse
Lors de la réunion de la Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du 30 septembre 2026, les représentants patronaux ont annoncé qu’une seule organisation syndicale avait signé leur proposition d’accord sur les minima conventionnels.
Face à cette situation, les organisations syndicales réclament la reprise des négociations salariales. La partie patronale a accepté de revenir vers elles en octobre 2026.
La CGT dénonce le risque de décrochage des rémunérations dans un contexte inflationniste. Le bulletin évoque une inflation de 3 % sur un an en septembre 2026 et une prévision de 4 % en fin d’année.
L’intéressement privilégié au détriment des salaires
La Fédération critique la volonté patronale de privilégier les discussions sur l’intéressement plutôt que sur les augmentations salariales.
Elle estime que les modalités envisagées risquent de rendre le dispositif difficile à déclencher, sans répondre aux besoins immédiats des salariés en matière de pouvoir d’achat.
Une renégociation de l’accord sur la formation professionnelle
La réunion a également marqué l’ouverture de négociations visant à réviser l’accord de branche sur la formation professionnelle datant de 2019.
La CGT souhaite garantir l’accès de l’ensemble des salariés à la formation et à l’évolution des compétences, notamment dans un contexte de transformations technologiques et de recul des droits à la formation dénoncé par le syndicat.
L’intelligence artificielle au cœur des nouvelles négociations
Une négociation spécifique sur l’intelligence artificielle a également été engagée.
La Fédération CGT des Sociétés d’Études identifie plusieurs enjeux majeurs :
- Les conséquences du déploiement de l’IA sur l’emploi et les métiers.
- L’information et la consultation des salariés face aux réorganisations.
- L’accompagnement des travailleurs et l’évolution des compétences.
- La responsabilité des entreprises concernant les conséquences de l’utilisation de l’IA.
- La protection et la sécurité des données.
- L’intégration des principes de sobriété numérique issus de l’accord de branche sur la transition écologique.
La CGT demande de nouvelles garanties pour les salariés
La Fédération affirme sa volonté d’obtenir des garanties collectives face au développement de l’intelligence artificielle, tout en poursuivant ses revendications pour la revalorisation des minima conventionnels et la défense des droits à la formation.
Elle insiste sur la nécessité de faire bénéficier l’ensemble des salariés des évolutions technologiques, sans dégradation de leurs conditions de travail ni transfert de responsabilités vers les utilisateurs.