La négociation des minima conventionnels au sein des cabinets d’avocats, digne d’Un jour sans fin !

La négociation des minima conventionnels au sein des cabinets d’avocats, digne d’Un jour sans fin !
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Après le refus syndical de l’accord proposé par le patronat, les organisations syndicales demandent collectivement une augmentation de 1,5 %. Le bulletin aborde également la structuration de la commission de suivi et le recours à des actuaires pour accompagner le pilotage des régimes de branche.

La négociation des minima conventionnels au sein des cabinets d’avocats, digne d’Un jour sans fin !

La Commission Paritaire Permanente de Négociation d’Interprétation et de conciliation de la branche des salarié.es des cabinets d’avocats qui s’est tenue le 20 mars 2026 a surtout porté sur les minima conventionnels et sur la constitution de la commission spécifique (CPS).

Pour rappel, le patronat avait décidé en février de mettre à signature un accord refusé d’emblée par toutes les organisations syndicales tant le niveau d’augmentation des minima conventionnels était faible et ne faisait qu’entériner une baisse du pouvoir d’achat.

En conséquence, seule une partie du patronat a signé cet accord, l’autre partie considérant probablement que mal rémunérer les salarié.es, c’était déjà beaucoup trop demander. Ces représentants oublient probablement que dans les cabinets, il y a besoin de salarié.es pour que le travail soit effectué et qu’il ne s’agit pas là d’une aumône.

Les organisations syndicales ayant décidé de travailler en intersyndicale sur ce sujet, la demande collective est de 1,5%.

Refus du patronat qui ne propose rien d’autre que d’entériner le désaccord. Ce qui n’ira pas de soi, la CGT refusant de rendre les armes sur un sujet aussi important pour les travailleur.ses, après une forte période inflationniste qui a conduit à une baisse réelle des salaires alors que les prix ne sont jamais revenus au niveau ante- crise inflationniste.

Sur les sujets de prévoyance et de retraite, la réunion a pour beaucoup porté sur la question de la structuration de la commission de suivi, de sa composition et de son fonctionnement.

Parallèlement de nombreux échanges ont eu lieu concernant la demande à adresser par l’instance aux actuaires. Un actuaire est un statisticien, formé à l’assurance, spécialisé dans l’évaluation des risques, notamment financiers. Les actuaires combinent expertises mathématiques, statistiques intégrant les enjeux économiques et réglementaires.

La demande qui leur adressée est en effet déterminante pour disposer de la bonne compréhension de la situation des salarié.es et accompagner le pilotage des régimes de branche, de la retraite supplémentaire et de l’IFC dans le temps.

Sur ce sujet comme sur le reste, la CGT demeure vigilante pour assurer la pérennité des droits des salarié.es dans le temps et a pu se féliciter de voir ses choix aboutir afin d’être assurés que ce travail sera mené dans les meilleures conditions.


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📚 Sources et références

Fédération CGT des Sociétés d’Etudes – L’En’robé, bulletin d’information n°347.
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