La négociation des minima conventionnels, on ne lâche rien !

La négociation des minima conventionnels, on ne lâche rien !
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Malgré l’absence des minima conventionnels dans l’ordre du jour initial, le sujet a de nouveau été discuté entre les organisations syndicales et le patronat. La CGT demande que la rémunération des apprentis soit calculée à partir des minima conventionnels et souhaite obtenir de nouveaux droits pour les salariés aidants.

La négociation des minima conventionnels, on ne lâche rien !

Lors de la Commission Paritaire Permanente de Négociation d’Interprétation et de conciliation de la branche des salarié.es des cabinets d’avocats qui s’est tenue le 17 avril 2026, les minima conventionnels n’étaient pas à l’ordre du jour.

Pour autant ce sujet est revenu une nouvelle fois sur la table et a donné lieu à une joute verbale assez haute en couleurs entre le patronat et les organisations syndicales.

Décidé à bien s’enfoncer, le patronat a décrété que le positionnement syndical, c’est-à-dire le refus de signer bien en deçà de ses demandes et de voir des niveaux exclus de cette revalorisation par ailleurs ne devrait pas être un point de blocage mas uniquement un sujet technique.

Entre mépris et condescendance le cœur balancerait-il ? Pour résumer, ce n’est pas que les organisations syndicales ne sont pas d’accord mais parce qu’elles ne comprennent pas !

Après ces échanges hauts en couleurs, l’ordre du jour a été traité.

Tout d’abord, les travaux concernant la prévoyance, l’IFC et la retraite supplémentaire ont continué et devrait aboutir à brève échéance à la rédaction d’une convention de gestion entre la CPPNIc et KERIALIS.

Moins prometteur, le patronat continue à avancer ses pions concernant le financement des élèves avocats sur les deniers de l’apprentissage. S’il est difficile de les en empêcher du fait des aides dont il a pu bénéficier de la part des services de l’Etat, reste que ce projet doit permettre de discuter de la rémunération des apprentis pendant la formation sur lequel la CGT sera là encore force de proposition.

Sur la formation professionnelle stricto sensu, des évolutions de l’accord que nous n’avions pas signé étant donné son insuffisance sont abordés mais ne modifient en rien le fond et donc les droits des salarié.es.

Ainsi nous demandons d’ores et déjà que loin de prendre en compte le SMIC comme base de calcul, la rémunération soit établie en prenant en compte les minima conventionnels, aussi insuffisants soient-ils !

Enfin, lors de cette séance a débuté la négociation sur un accord portant sur les aidants, c’est-à-dire sur le fait d’obtenir des droits et notamment du temps rémunéré et des aides matérielles notamment de la part de la protection sociale – complémentaire santé et prévoyance – pour que les salarié.es qui doivent prendre en charge une personne malade dans leur entourage puisse disposer des moyens de le faire.

La CGT s’investira pleinement, comme toujours, pour garantir les droits existant et en conquérir de nouveaux.


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📚 Sources et références

Fédération CGT des Sociétés d’Etudes – L’En’robé, bulletin d’information n°348.
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